Journées de la persévérance scolaire

La réussite scolaire n’est pas une ligne droite

13 février 2024

La persévérance scolaire peut prendre différentes formes selon le parcours de chaque individu. Pour certains, il est linéaire : primaire, secondaire, cégep et université. Les étapes s’enchaînent sans qu’il y ait de répit et culminent avec le lancer du mortier à la collation des grades. Ces personnes sont en minorité, puisque les plus récentes données de l’Institut de la statistique du Québec indiquent que 25,5 % des Québécois âgés de 25 à 64 ans détiennent un grade universitaire. Pour les autres, le parcours est sinueux. Il est semé d’embuches et atypique.

Le décrochage — un choix avec un impact profond
Valérie Pichot est directrice générale de l’organisme Partenaires pour la réussite éducative dans les Laurentides (PREL). Elle connaît donc très bien l’importance de la scolarité. « En moyenne, l’espérance de vie des personnes n’ayant pas gradué de l’école secondaire est inférieure de sept ans à celle de ceux ayant obtenu un DES », affirme-t-elle. Une étude publiée par l’organisme Partenaires pour la réussite éducative en Chaudière-Appalaches indique que cette différence s’élève à 9,2 ans comparativement aux individus ayant fait des études supérieures. Cette même étude révèle « qu’en 45 ans de vie active, le diplôme (DES) engendrerait une hausse de 450 000 $ du revenu cumulatif d’une personne ».

Il est donc primordial d’assurer que les jeunes demeurent suffisamment motivés pour poursuivre leur parcours. En encourageant leurs enfants, les parents valorisent la réussite éducative et leur donnent le goût de continuer à apprendre. La clef, selon Mme Pichot, est le morcellement. « Il faut déconstruire l’apprentissage en très petites étapes pour que la réussite de chacune devienne un succès », explique-t- elle. L’enfant suit donc un parcours parsemé de petites victoires encourageantes.

L’objectif n’est pas le diplôme. L’objectif n’est pas non plus la réussite de l’examen de fin d’étape ou même du test de mi-session. L’objectif est la compréhension des différentes notions, aussi simples soient-elles. Si un jeune assimile un concept de base, il doit être félicité puisqu’il s’agit d’une réussite. Elle est petite, mais c’est une réussite tout de même. Les membres de l’entourage des élèvent ont donc une grande influence sur leur cheminement scolaire, puisque ce sont eux qui sont en mesure de créer un environnement propice à l’apprentissage.

Il n’est jamais trop tard pour effectuer un retour
Une grande variété de programmes existe pour les gens au parcours atypique. Pour diverses raisons ces personnes ont quitté l’école, mais ont le courage d’éventuellement y retourner. Parents à l’école est l’un de ces programmes. L’initiative du Centre de formation générale des adultes (CFGA) de la Rivière-du-Nord vise à accorder une seconde chance à des parents désireux de renouer avec l’expérience scolaire.

Le milieu qui leur est offert a été repensé et adapté à leurs besoins. L’horaire, par exemple, leur permet de déposer leurs enfants à l’école avant de pouvoir eux-mêmes aller assister à leurs cours. Les examens n’ayant pas de dates fixes, les apprentissages se font au rythme des étudiants, réduisant grandement la pression sur leurs épaules.

Le facteur le plus important pour permettre à ces parents de réussir dans leur retour aux études est cependant la présence des ressources avec lesquelles ils développent des relations profondes. Pour Parents à l’école, ces ressources sont Nadia Hudon, enseignante, et Geneviève Paquette, technicienne en éducation spécialisée. Ces femmes sont attentionnées et toujours en mesure de prêter main-forte à un étudiant.

Kristina Pinet est l’un des parents ayant tenté un retour à l’école. Elle a de la difficulté à exprimer ce que représente Mme Hudon dans son parcours. « Sans elle, je ne pense pas que je pourrais réussir. Dans ma vie, Nadia est la première personne à croire en moi », confie-t-elle.

Pour la formation Axée sur l’emploi, également du CFGA, c’est Kim Morrison qui assume ce rôle. Son approche est personnalisée et permet à ses étudiants de poser des questions sans crainte d’être jugés. Selon les membres de sa classe, son dévouement facilite l’apprentissage et son humeur toujours enjouée est contagieuse.

Les participants des programmes Parents à l’école et Axée sur l’emploi ont tous en commun le désir d’améliorer leur sort. Ils ont eu la bravoure pour se lancer de nouveau dans un parcours qu’ils savent est ardu. Certains le font pour eux-mêmes et d’autres pour leur famille, mais, une fois leurs objectifs atteints et leur vie changée, tous pourront regarder vers l’arrière et être fiers du travail accompli.

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Les étudiantes du programme Axé sur l'emploi

 

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Les étudiants du programme Parents à l'école

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