Les maires et mairesses de 21 municipalités ont dévoilé un Pacte pour la mobilité sur la couronne Nord
(Communiqué émis par Mouvement mobilité couronne Nord)
24 août 2026
Les maires et mairesses de 21 municipalités ont dévoilé ce matin un Pacte pour la mobilité sur la couronne Nord qu'ils ont tous signé pour lancer un message au ou à la future ministre des Transports. Leur objectif : réduire la dépendance à l'automobile sur leur territoire en offrant un réseau de transport collectif mieux adapté aux besoins de la population en pleine croissance.
« La couronne Nord a changé, mais la façon de penser la mobilité n'a pas suivi. Trois déplacements sur quatre s'effectuent désormais à l'intérieur de la couronne Nord, alors que notre réseau de transport collectif demeure largement pensé en fonction du transport nord-sud. Nous demandons au prochain gouvernement de reconnaître cette nouvelle réalité et d'agir en conséquence. Il faut que ça bouge! », a déclaré Liza Poulin, mairesse de Blainville et présidente de la Table des préfets et élus de la couronne Nord (TPÉCN).
Un réseau de transport qui fait du surplace
La couronne Nord est le secteur qui connaît la plus forte croissance démographique de la communauté métropolitaine. Pourtant, le développement du transport collectif fait du surplace. Conséquence : les citoyens et citoyennes sont aux prises avec de plus en plus de congestion routière.
« Il faut que ça bouge parce que nos citoyens en ont assez d'être coincés dans le trafic jour après jour. La congestion a des impacts majeurs comme la perte de productivité, la hausse des GES, la baisse de la qualité de vie et le ralentissement du développement économique régional », lance Marc Lamarre, maire de Saint-Eustache.
Le constat est clair : le manque de financement actuel ne permet pas de mettre en place des tracés et des horaires qui correspondent réellement aux besoins.
« Quand un déplacement est-ouest entre 2 villes de la couronne Nord peut prendre jusqu'à trois heures en transport collectif, le choix de l'auto-solo devient presque inévitable. Ce n'est pas une question de volonté des citoyens, c'est une question d'offre », illustre Denis Martin, maire de Deux-Montagnes.
« Les horaires de transport collectif sont mal adaptés pour les étudiants, peu importe le moment de la journée. Même que certains de nos secteurs industriels ne sont pas desservis par des autobus. Sans une véritable solution de rechange, l'achat d'une voiture est trop souvent essentiel dès l'entrée au cégep », selon le maire de L'Assomption, Sébastien Nadeau.
Et, d'ici 2030, les coûts liés à la congestion routière passeront de 6 à 10 milliards de dollars par année, si rien n'est fait. Il est donc urgent que le gouvernement se dote d'une vision ambitieuse et pose des gestes concrets pour le développement du transport collectif.
« Notre communauté grandit dans les Laurentides, comme ailleurs sur la couronne Nord, notre mobilité doit grandir avec elle. Un meilleur réseau de transport collectif, ça signifie moins de congestion et plus de liberté pour nos citoyens et citoyennes dans leurs déplacements », ajoute le maire de Saint-Jérôme et président de la Table de la mobilité durable, Rémi Barbeau.
Un Pacte pour que ça bouge
Le Pacte pour la mobilité sur la couronne Nord constitue l'engagement commun des 21 municipalités signataires. Les élus demandent notamment au prochain gouvernement de :
- Reconnaître que les besoins de mobilité de la couronne Nord ne se limitent plus aux déplacements nord-sud;
- Développer les services de transport collectif existants et planifier leur amélioration progressive partout sur le territoire;
- Considérer le transport collectif comme un investissement essentiel pour la qualité de vie, l'économie et l'attractivité de la couronne Nord;
- Donner une réelle voix aux municipalités de la couronne Nord dans les décisions et les investissements qui concernent leur territoire;
- Prioriser le développement des déplacements est-ouest afin de mieux connecter les villes, les établissements d'enseignement, les pôles d'emploi et les services;
- Revoir le financement du transport collectif afin qu'il soit plus prévisible, plus équitable et mieux adapté à la croissance démographique de la couronne Nord.
« Vous pouvez compter sur nous pour faire du transport collectif un enjeu électoral incontournable sur la couronne Nord. Nous sommes prêts à travailler avec le prochain gouvernement et nous espérons faire partie de ses priorités », soutient Mathieu Traversy, maire de Terrebonne.
Les 21 signataires du Pacte pour la mobilité sur la couronne Nord :
Liza Poulin, mairesse de Blainville
Christine Beaudette, mairesse de Boisbriand
Charles Bélanger, maire de Bois-des-Filion
Normand Grenier, maire de Charlemagne
Denis Martin, maire de Deux-Montagnes
Sébastien Nadeau, maire de L'Assomption
Jean Comtois, maire de Lorraine
Roxanne Therrien, mairesse de Mirabel
Guillaume Tremblay, maire de Mascouche
Patrick Hardy, maire d'Oka
Sonia Fontaine, mairesse de Pointe-Calumet
Nicolas Dufour, maire de Repentigny
Marie-Élaine Pitre, mairesse de Rosemère
Marc Lamarre, maire de Saint-Eustache
Rémi Barbeau, maire de Saint-Jérôme
Jean-René Labelle, maire de Sainte-Anne-des-Plaines
François Robillard, maire de Sainte-Marthe-sur-le-Lac
Christian Charron, maire de Sainte-Thérèse
Benoit Proulx, maire de Saint-Joseph-du-Lac
Steve Mador, maire de Saint-Sulpice
Mathieu Traversy, maire de Terrebonne